La culture de la chicorée

Il y a quelques dizaines d’ années, cette culture nécessitait beaucoup de main d’ oeuvre: hommes, femmes et enfants. Dans les villages, tous étaient concernés par cette activité.
1)Le semis
Il s’effectuait en lignes espacées de 33 cm. On utilisait soit un semoir simple à un rang ou un semoir à chevaux permettant de semer 4 ou 6 rangs.
2)Le binage
Une fois la plante levée, il fallait réaliser un ou plusieurs binages soit avec une simple rasette soit avec la bineuse à chevaux.
3)Le démariage
Les hommes séparaient des petites touffes de chicorées avec une braquette. Ensuite les femmes et les enfants, à genoux, sélectionnaient et gardaient la plus belle plante.

Le démariage des chicorées par une "bande" d'ouvrières


4)Le binage et la sarclage
Jusqu’à la moisson, les plantations étaient désherbées régulièrement.
5)L’ arrachage
Il commençait vers le mois d’ octobre. Une petite fourche appelée fourquet, fourquette ou fourkète était utilisée. Ce travail réalisé par les femmes était très pénible car elles devaient rester pliées en deux à longueur de journées.

Ouvrière arrachant des chicorées avec sa fourquette

Une fois arrachées, les chicorées étaient alignées et les enfants aidaient leur mère à couper les racines et à les mettre en petits monticules distants de 4 mètres environ. Un couteau spécial très bien aiguisé était utilisé à cet effet. Ensuite les racines étaient chargées à la fourche  dans des chariots ou des tombereaux puis livrées à la sécherie.

Livraison de chicorées dans une sécherie

[Accueil] [La chicorée] [A la sécherie] [Les ouvriers belges] [Faire revivre le passé] [La confrérie]